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Les gauchers sont-ils avantagés à l'escrime ?
d'Artagnan : mythe ou réalité ?
Combien pesait l'épée du chevalier au Moyen-Age ?
Quelle est l'origine de "jeux de mains, jeux de vilains" ?
Qu'appelle-t-on un "coup de Jarnac" ?
Qu'appelle-t-on le "coup des 2 veuves" ?
Qu'appelle-t-on le "coup des 2 veuves" ? |
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18/11/99 |
Il s'agit du "coup double" , ou "coup fourré", ou "coup pour coup" qui effectivement , lors des duels, entrainait la mort simultanée des 2 combattants, laissant ainsi 2 veuves ! |
Qu'appelle-t-on un "coup de Jarnac" ? |
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2/12/99 |
Guy CHABOT de SAINT GELAIS (1509 - 1584), septième baron de Jarnac, capitaine français et neveu de l'amiral Philippe de Chabot, et François de VIVONNE (1520 - 1547), seigneur de La Châtaigneraie, favori du roi, réclamèrent l'arbitrage de Henri II au sujet d'une querelle qui les opposait. Guy Chabot avait confié à son ami François de Vivonne qu'il utilisait l'argent de sa belle-mère pour briller à la cour. La rumeur se répandit que Chabot était l'amant de sa propre belle-mère. Ce dernier en prit ombrage et demanda démenti par les armes à son ami. Il existe une autre version de la raison du duel. En 1547, il est fait mention, dans un écrit, de la liaison du dauphin Henri avec Diane de Poitiers. François de Vivonne confirme les soupçons qui pèsent alors sur Guy Chabot, qui nie les faits.
C'est ainsi que le dernier duel "officiel", autorisé par le roi
, se déroula sur le plateau de Saint Germain en Laye, en
présence du roi Henri II et de sa cour, le 10 juillet 1547. Guy Chabot
blessait mortellement François de VIVONNE
(1520 - 1547), seigneur de La Châtaigneraie, en portant deux coups
de tranchant au jarret de son adversaire qui allait décéder
trois jours plus tard (solemnellement convaincu de mensonge et de parjure)
après s'être arraché l'appareil posé sur
sa blessure. Cette action, une "falso manco"
enseignée par le maître italien CAIZE, était une "botte"
(de l'italien "botta" ) régulière, ce qui fut attesté
par le neveu même de La Chataigneraie, Pierre de Brantôme,
dans son ouvrage Discours sur les duels. La finesse du baron de Jarnac
l'avait emporté sur la force brutale du vaniteux La Châtaigneraie.
Il est vrai qu'à l'époque, l'habitude était d'attaquer
au visage et au corps. La Châtaigneraie laissait une fille
unique, Diane de Vivonne, décédée sans
postérité. Guy Chabot fut à la suite du duel fort
apprécié à la cour avant de devenir
gouverneur de La Rochelle et du pays d'Aunis.
A propos du duel : les témoins présents
considérèrent la lutte courtoise et parfaitement
loyale ! Le grand public estima pour sa part que la victoire avait
été irrégulière. Ce n'est donc seulement que deux siècles après les faits, que l'expression va prendre définitivement une connotation d'attaque perfide. Les Jésuites en accentuèrent le sens péjoratif dans leur dictionnaire de Trévoux (1771) afin de déconsidérer le duel auprès du public. De nos jours l'expression "coup de Jarnac" a gardé ce sens péjoratif et correspond à un coup décisif mais peu loyal. Pourtant LITTRE avait réhabilité quelque peu l'expression en formulant : "le coup fut trouvé habile et fort loyal, mais l'usage lui a donné un sens odieux, un coup porté en traître". La statue de plomb représentant La Châtaigneraie avec une jambe coupée qui figurait sur une tour du château de Jarnac fut jetée dans la Charent en 1792 par les révolutionnaires. |
Quelle est l'origine de "jeux de mains, jeux de vilains" ? |
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15/12/99 |
Au Moyen Âge, le duel ( duel judiciaire = combat entre un accusateur et un accusé admis à cette époque comme preuve juridique) était réservé aux seuls nobles (noblesse d'épée). Les "vilains" ou paysans libres ( par opposition aux serfs, du latin "villicus", homme semi-libre attaché à une "villa", grande exploitation gallo--romaine) n'étaient pas autorisés à utiliser des armes et de ce fait, règlaient leurs comptes (querelle, différend, ..) à coups de poings. Aujourd'hui l'expression est employée par les parents pour désavouer les jeux brutaux et dangereux de leurs enfants. Le mot vilain est alors utilisé dans le sens de "garnement".
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Combien pesait l'épée du chevalier au Moyen-Age ? |
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09/01/00 |
L'épée du Moyen-Age, contrairement aux images
véhiculées par le cinéma, était relativement
légère. Le poids moyen
évalué à partir d'une collection d'armes forgées
entre le Xe siècle et le XVe siècle se situe aux alentours
de 1,3 kg !
(les bretteurs modernes qui "souffrent" avec 750g seulement apprécieront cependant l'effort). La lame était forgée en un acier extrémement dur. La pointe, acérée, devait être capable de transpercer les "poitrines d'acier", ce qui montre au passage que cette épée est également une arme d'estoc, malgré sa largeur, qui reste impressionnante. Beaucoup de cités produisaient des armes de bonne facture, mais les meilleurs d'entre elles étaient réalisées à Nuremberg, Milan et bien sûr Tolède. Cette épée mesurait en général 95 cm (tiens-donc !) et était suspendue à la ceinture. Le chevalier disposait également d'une seconde épée, épée d'arçon, longue de 1,25 m à 1,30 m, dite "à main et demie", la poignée étant généreuse. Cette deuxième épée pesait quant à elle environ 1,8 kg. Elle était utilisée dans le combat à cheval où son allonge et sa puissance donnait un avantage au cavalier. C'est cette épée, appleée "branc", ou branc viennois oupavinois (de Vienne ou de Pavie) qui est mise en scène dans les chansons de geste de l'époque. L'humble piéton pour sa part disposait d'une épée plus courte. La recherche du poids minimal est déjà manifeste par l'existence de gorges sur la lame accentuées par une arête centrale de renfort. Une croyane laissait supposer que ces gorges facilitaient l'écoulement du sang, alors qu'il s'agissait d'une technique visant à alléger l'arme tout en conservant les qualités de robustesse. Source : Chevaliers et fantassins en armes - Liliane & Fred FUNCKEN - Historia spécial n° 14 déc 91. |
d'Artagnan : mythe ou réalité ? |
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02/02/00 |
D'Artagan a réellement existé : mousquetaire sous Louis XIV,
le personnage historique est presque aussi pittoresque que le héros
du roman d'Alexandre DUMAS père (1844) Les Trois
Mousquetaires, Alexandre DUMAS
qui fut, lui-même, un
tireur émérite.
Un Gascon à Paris
Les mousquetaires
Un mousquetaire "gris"
Un galant homme
Fouquet
Les honneurs
La fin de l'aventure Il ne restait plus qu'à Alexandre Dumas d'immortaliser le héros avec ses amis Athos, Portos et Aramis.
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Les gauchers sont-ils avantagés à l'escrime ? |
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28/04/00 |
Quel droitier n'a pas un jour été inquiet de rencontrer un gaucher ? Le célèbre épéiste italien Edoardo Mangiarotti a été double champion du monde et ... six fois champion olympique entre 1936 et 1960. Il était "gaucher" puisque son père, maître d'armes, l'avait incité à ... changer de main à l'âge de douze ans, lui qui avait commencé l'escrime avec la main droite, étant "droitier" de naissance. Faudrait-il que tous les droitiers se mettent à tirer de la main gauche ?
Le constat Une réflexion succincte semble indiquer que les gauchers réussissent mieux parce que étant moins nombreux dans les salles, ils y rencontrent davantage de droitiers et s'adaptent ainsi très bien à leur jeu. A l'inverse ces derniers ont plus rarement l'occasion de se mesurer à eux. Ainsi, l'entraînement favorise-t-il les gauchers! Mais, alors, le raisonnement devrait également s'appliquer au sabre. Or, il n'en est rien.
La science au secours de l'escrime. L'hémisphère droit est "artistique" ou "féminin" (couleurs, formes, espace, sensibilité) alors que son homologue gauche est plus "analytique" ou "masculin" (langage, intellect, abstarction, écriture, précision du geste, ..). Ainsi, de façon intuitive, c'est la nature des mouvements qui va privilégier soit les droitiers soit les gauchers.
La main droite
est plus précise, même chez le gaucher.
Les droitiers réussissent mieux dans les exercices mettant en
jeu la faculté de précision : tir sur cible fixe, lancer,
...
Fleuret & Epée
Sabre
Conclusion En outre, si tout se passe dans la tête c'est souvent le mental qui fait la différence ! Droitiers tout n'est pas perdu au fleuret et à l'épée ! Gauchers vous pouvez gagner au sabre ! Par ailleurs, les yeux sombres seraient avantagés. Les mystères du cerveaux, décidément bien impénétrables, se dévoilent peu à peu. Ou alors, faites comme Serguei Golubitski (UKR) qui blessé à la main gauche (foulure du pouce), lors du Challenge de Paris, a terminé avec la main droite ne s'inclinant finalement que sur le score de 10 à 13 (alors qu'il menait 6-5 avant le changement de main) ! N'est pas triple champion du monde qui veut ! Source : Pourquoi les gauchers touchent mieux au fleuret - Guy Azémar- Equipe Magazine n° 935 p51 avril 2000. |
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